Ruines de Taillefer

Antonin Crenn, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Ruines mystérieuses de château du XIIIᵉ siècle accessibles par chemin de randonnée depuis le village de Gintrac. Montée raide ("ça grimpe sec") à l'ombre des grands chênes ayant donné son nom à la région du Quercy (quercus = chêne en latin). Chemin passant par calvaire (croix de pierre), fontaine s'écoulant dans lavoir rustique creusé à même le sol, cavité creusée dans rocher (souterrain ayant jadis mené au château selon anciens), sentier tournant en épingle à cheveux, pierres blanches du causse, prunelliers (fruits goûtables fin été, saveur amère et légèrement sucrée). Il ne reste plus grand-chose du château: au sud, sous voûtes en berceau, archères (interstices en forme de croix pour tirer à l'arc ou à l'arbalète); côté nord, vestiges de cheminée avec chapiteaux subsistant. Très peu d'archives existantes. Hypothèses fonction: mystérieuse possession de l'ordre des Templiers, ou léproserie de l'ordre des Hospitaliers (roc de Saint-Lazare). Explication plus communément admise: fonction défensive pour surveiller et contrôler le commerce du sel transporté sur gabares (bateaux plats) remontant la Dordogne pour approvisionner le Quercy et le Limousin. Place stratégique offrant vue imprenable panoramique sur la Dordogne. Anciens disent: "trois châteaux et sept clochers" visibles. Châteaux: Castelnau-Bretenoux (massives tours roses), Tours-Saint-Laurent (forteresse médiévale), Montal (Renaissance, si temps clair, en contrebas de Tours-Saint-Laurent). Clochers de plusieurs églises et jolis petits villages autour. Paysage carte postale loin des sentiers battus, cadre calme paisible mystérieux, presque féérique. Endroit où rester tranquille autant que voulu pour admirer beauté de la nature ou méditer. Efforts nécessaires expliquant lieu peu fréquenté mais méritant largement peine.